La fondation Déserts du monde et la Journée mondiale de l’environnement ont constitué le noyau qui a aidé à organiser ces journées.
“LES NUITS DU GNAWI” LES 21, 22 ET 29 MARS
l’affiche donc, Zahrat Errimal et Djmawi Africa mardi 21 ; Gnawa Sidi Blal et Noudjoum Essaoura mercredi 22 et jeudi 23, Mohamed Rouane et El Ferda.
Mohamed Rouane
Originaire de la région de Djelfa, il a assimilé la musique saharienne parce que né et grandi dans ce substrat commun, cette matrice originelle propre aux Sudistes. De ce patrimoine, acquis, intériorisé, il puise ses sources d’inspiration. La Casbah (qui l’a vu naître) symbolise pour lui culture et traditions, histoire et folklore et ces thèmes le poussent à insuffler un style nouveau, fait de liberté. “Donner une liberté à la musique”, dit-il, d’où l’appellation de son groupe Casbah-jazz. Musique nouvelle, inédite, née d’un métissage et d’un brassage de musiques traditionnelles, anciennes, puisées dans le genre sahraoui, subtilement mêlée au jazz. Rouane a, faut-il le dire, eu le mérite (ou le génie ?) de créer un style ; sa musique est basée sur des instruments traditionnels, auxquels il adjoint le mandole, instrument d’origine arabo-perse que seuls les Arabes utilisent. Bilido, nous dit Rouane, a fabriqué un mandole pour feu El Hadj El Anka en 1932.
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ALGERIE - POLOGNE Culture lundi 14 novembre 2005
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Concert de musique instrumentale "Casbah jazz" à l'académie Frédéric Chopin de Varsovie
L'académie Frédéric Chopin de Varsovie a vibré samedi soir aux sons de musique instrumentale savamment interprétés par l'artiste Mohamed ROUANE, concepteur du style "Casbah jazz", à l'occasion des journées culturelles algériennes en Pologne.
Lors de cette soirée, à laquelle ont assisté les représentants du ministère de la Culture et l'Ambassadeur d'Algérie en Pologne, M. Abdelaziz LAHIOUEL, ainsi que de nombreux musiciens Polonais, Mohamed Rouane, dont le style est une symbiose entre chaâbi, targui, tindi, kabyle, valse et jazz, a interprété plusieurs morceaux instrumentaux dont "rêve", "Tin-hinan", "quizàs", "djaouhara" et un boléro inspiré du patrimoine culturel cubain.
"J'ai surnommé ma musique "Casbah Jazz", en hommage à la séculaire cité d'Alger, la Casbah, et jazz pour exprimer ce côté improvisation permettant avoir des variations originales", a confié à la presse l'artiste ajoutant que son produit, "fait de longues années de recherche, est basé sur une musique spirituelle, une musique d'évasion".
Mohamed Rouane, dont l'orchestre est composé d'instruments traditionnels, tels que le mandole, le nail (flûte), le kanoun ou le violon et autres congas, tambour d'origine afro-cubaine, banjo et cymbales, a déclaré profiter "de cette rencontre pour faire mieux connaître le mandole, tenant une place importante dans ce spectacle hautement apprécié par le public polonais.
"C'est une musique raffinée, très douce et on sent qu'il y a beaucoup de recherche", a déclaré une spectatrice qui s'est dite "émerveillée" par les variations et sonorités émises par ces instruments.
De leur côté, les algériens résidant en Pologne, ont exprimé leur satisfaction d'avoir assisté à un concert mettant en exergue la richesse du patrimoine national.
"Je suis très ému et très content d'assister à un concert donné par un artiste de chez nous", a notamment indiqué Aissa un jeune algérien vivant depuis une dizaine d'années à Varsovie émettant le voeu de voir d'autres chanteurs se produire en pologne.
Il est à noter que l'ouverture de la soirée a été animée par l'orchestre féminin "El Fen ouanachat" de Mostaganem qui a interprété quelques morceaux de musique classique algérienne.
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Festival Dimajazz à Constantine
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Forts du succès de Majazz 2003, les promoteurs de ce festival rebaptisé du nom de Dimajazz ont récidivé cette année avec le souhait de l’enraciner durablement. Le 9 mai, la salle du Palais de la Culture Malek Haddad a vibré aux rythmes du sextet de Mourad Benhammou, le batteur franco-algérien de retour dans la ville dont sa mère est originaire. La soirée du 11 mai est revenue aux Belges d’Aka Moon en compagnie du batteur Stéphane Galland (Django d’or) et aux Français de Print, un quartet emmené par le saxophoniste Sylvain Cathala (ténor) en compagnie d’un autre saxophoniste Stépane Payen (alto). L’autre grand événement (le 10 mai) tenait au retour à Constantine, pour la troisième fois cette année, d’un chouchou du festival : Karim Ziad et l’ensemble Ifrikya. Outre le trio du guitariste virtuose brésilien Nelson Veras et les Belges de Greetings from Mercury, les soirées du 12 et 13 donnaient également à découvrir Ahl El Beit, un quartet de fusion algérois aux savants croisements entre andalou, sahraoui et airs tziganes, formé par le guitariste Mohamed Rouane (ex-Triana, ex-Méditerranéo), Kheireddine au violon et les frères de Karim Ziad, Malik à la basse et Nazim à la batterie. Le rendez vous n’a connu qu’une seule annulation, celle du trompettiste italien Paolo Fresu, autre Django d’or. Dimajazz a été organisé à l’initiative de l’association musicale Limma, elle-même créée "par des musiciens et pour les amoureux de la musique". Parrainée par Djamel Allam, l’édition 2004 a été soutenue par le ministère de la Culture et de la Communication, le Centre Culturel français de Constantine et l’Institut Culturel italien d’Alger.
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Mohammed Rouane : le Poète du Mandole
L'album de Mohammed Rouane est vraiment un petit bijou.
Excellent joueur de mandole, ce monsieur est également un grand compositeur, les titres Rêve et Tin-Hinane le prouvent largement. De plus, cet artiste n'hésite pas à quitter le chaâbi, dans lequel il n'a, c'est sûr, plus rien à démontrer, pour se ballader avec brio et aisance sur les terres du flamenco, du jazz et du gnaoui.
Le disque, enregistré en Algérie, est d'une très bonne facture et ce n'est pas étonnant quand on apprend que Nazim Ziad est à la batterie, Malik Ziad à la basse. Les autres musiciens sont tous excellents ( violon : Kheireddine Moaden, guitare : Khalil, claviers : Sid Ali ).
Cerise sur le gâteau, on écoute avec plaisir quelques vocalises de Samia Diar sur Evasion, la voix rocailleuse de Réda sur Ballade, ainsi que le gumbri magique du grand "Joe" sur Ilaman.
Merci Monsieur Rouane ! Bravo l'artiste !
Email:casbahjazz@gmail.com